Il pousse plus de choses dans un jardin que n’en sème le jardinier…

Le ravissement de Darwin, le langage des plantes
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Le ravissement de Darwin, le langage des plantes

Le ravissement de Darwin, le langage des plantes

Du ravissement nous retiendrons la dimension mystique qui fait état de la soustraction de l’âme à l’influence des sens et du monde extérieur et qui procure ce plaisir extrême nous faisant tout oublier. Mais, si comme nous, vous connaissez un brin Darwin – on est d’accord, pas personnellement ! – on peut légitimement se poser la question du rapport entre le ravissement et le côté cartésien de notre copain Charles.

Pour cela, il faut aller chercher du côté de la fascination qu’entretenait ce naturaliste pour les orchidées et leurs pollinisateurs et plus particulièrement illustrée dans son ouvrage « De la fécondation des orchidées par les insectes et des bons résultats des croisements », publié en 1862.

 

Et c’est justement à partir de cet ouvrage, que les deux auteures, Carla Hustak et Natasha Myers, complètent les théories de l’évolution dites « néodarwiniennes ». Car, en effet, depuis le 19ème siècle les principes de l’évolution énoncés ont été quelque peu complétés voire corrigés ! Dans cet essai scientifique – voire sociologique – d’un peu moins de 100 pages, Carla et Natasha questionnent les théories de l’évolution qui, au cours du temps, ont voulu que la compétition entre espèces ou encore la théorie du « gène égoïste » (Dawkins, 1976) soient LES règles universelles pour leur survie. Elles introduisent le terme d’« involution » qui favorise la coévolution des organismes guidée non pas uniquement par la pression compétitive mais par les relations de coopération entre espèces autrement appelées « écologie affective ». L’involution impliquerait donc l’ensemble des êtres vivants en interaction perpétuelle qui partagent le même milieu. D’ailleurs, depuis peu, les biologistes parlent d’holobionte pour décrire ces « métaorganismes » composés de plusieurs espèces en interaction.

 

À l’heure de l’Anthropocène, cette « nouvelle biologie », illustrée dans cet essai, nous incite à nous poser la question de notre lien aux autres espèces et de la façon dont nous envisageons les relations de coopération avec elles…

 

Merci Élodie et Antoine pour cette belle découverte et bonne lecture à tous ;o)

Le ravissement de Darwin, le langage des plantes

Carla Hustak et Natasha Myers

Collection : Les empêcheurs de penser en rond

Editions : La Découverte

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